[Barça] La victoire, la défaite, et le plaisir

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Lendemain de naufrage. Balayé à Liverpool dans une soirée tristement mémorable, le FC Barcelone cherche à passer à autre chose. La perspective d’un possible nouveau doublé national n’apaise ni la déception ni la colère des supporters. Trop habitué à gagner, très exigeant sur la qualité du jeu, le Barça dans son ensemble accepte mal l’échec, dans l’une ou l’autre de ces catégories. Si l’heure du changement a sonné au sein du club, les attentes des culés doivent aussi, peut-être, évoluer.

Une semaine de réflexion. C’est toujours plus constructif que d’insulter, à chaud ou à tiède, l’ascendance généalogique de l’entraîneur. La plaie Liverpool n’a pas encore commencé de cicatriser que le Barcelonisme doit déjà regarder de l’avant. Et se poser les bonnes questions, du président au simple supporter. Les trophées, le style, rien n’est négociable, mais tout n’est pas atteignable, on a parfois tendance à l’oublier…

Admettre que Valverde n’était pas si loin du triplé

Depuis le Barça de 2011, aucune équipe appliquant stricto sensu les préceptes du jeu de position n’a gagné la Champions League. Le maître de ce jeu-là, Pep Guardiola, n’a pas atteint la finale des grandes oreilles depuis son succès à Wembley. Fort de ce constat, et souhaitant remédier à trois années d’arrêt buffet en quart de finale, Ernesto Valverde a versé, chaque semaine un peu plus, du cynisme dans l’historique philosophie de jeu du Barça. Son équipe a toujours oscillé entre calcul et domination, et a souvent gagné par KO alors qu’elle était menée aux points. C’est ce qui a encore failli se passer contre Liverpool.

Sur l’ensemble des deux rencontres, la meilleure équipe a gagné. Avant de mettre le coach sur le grill, on peut déjà penser que le Barça est à sa place en demi-finale de Champions, qu’il s’agit du niveau suprême où on ne côtoie que l’excellence, et que l’échec à ce stade de la compétition n’a rien d’infâmant, et doit nécessairement faire partie de l’équation. Dans les faits, le Barça ne méritait pas de l’emporter 3-0 à l’aller, comme il ne méritait pas de s’incliner 4-0 au retour.  Contrairement à Rome l’an passé, le FCB a existé à Anfield, au moins en première mi-temps. Il a péri par les défaillances individuelles (pertes de balles nonchalantes sur les deux premiers buts, déconcentration lunaire sur le quatrième). Surtout, il a payé le fait de n’avoir pas su mettre fin au suspense.

On peut le tourner dans tous les sens, mais, à la 50ème minute, juste avant de craquer deux fois en 60 secondes, le Barça aurait dû se retrouver à 1-1, le billet pour Madrid bien au chaud dans la poche arrière. Malgré tous les reproches que l’on peut faire sur son approche, le plan de Valverde était tout près de fonctionner, et il faut, en tout honnêteté, admettre que le Txingurri n’est pas passé très loin d’offrir un nouveau triplé au Barça. La gloire d’une saison hégémonique ou la tempête d’un nouveau naufrage auront finalement tenu à trois face-à-face mal gérés…

Mais tout n’aurait pas été rose pour autant. Ç’aurait été le triomphe d’un FCB ennuyeux et restrictif, la victoire du résultat sur le plaisir. Depuis deux ans sous la coupe de l’ancien mister de l’Athletic, le Barça a souvent été sur le fil du rasoir, mais a presque systématiquement basculé du bon côté, par la grâce des prouesses de son gardien, de sa charnière ou de son étoile offensive. Léquipe de Valverde aurait donc très bien pu soulever les trois coupes, mais elle n’a jamais été suffisamment dominatrice (au moins sur le continent) pour réellement mériter ce carton-plein. Le football est trop aléatoire, se joue sur trop de détails pour que seul le résultat final n’emporte la décision. Il n’est donc absolument pas raisonnable d’envisager les grands axes du futur de l’équipe sur la seule foi d’un résultat, surtout lorsqu’il s’agit d’élimination directe.

Lire aussi : les enjeux de Liverpool-Barça

Gagner des trophées n’est pas la norme

Liverpool n’a pas gagné la Premier League depuis 29 ans maintenant. Sur la même période, Tottenham n’a eu qu’une Coupe de la Ligue à se mettre sous la dent… Malgré une saison majuscule de la part des deux équipes, un des deux finalistes de la LDC finira donc bredouille. De son côté, le Barça vient de gagner 8 des 11 dernières Ligas, et aura l’occasion d’accrocher une 7ème Copa sur la même période (plus deux finales perdues). En grapillant également trois Champions. Le tout dans un championnat qui abrite des équipes habituées à régner sur l’Europe sur la décennie écoulée : Real Madrid (4 victoires en LDC), Atlético de Madrid (3 victoires en EL + 2 finales LDC), Séville (3 victoires en EL). Sur le passé proche, le Barça a pris l’habitude d’enquiller les doublés Coupe-Championnat mais cela ne doit EN AUCUN CAS être considéré comme une journée normale au bureau. Au contraire, la main-mise des Blaugrana sur le marché domestique a tendance à minimiser les performances du club au plan national, et à mettre un focus exagéré sur la Coupe d’Europe. Au point de considérer aujourd’hui une saison sans Champions, avec « seulement » un potentiel doublé, comme quelque chose qui ressemble à un échec…

Baser les choix qui dicteront l’avenir sur une victoire ou non en Champions, sur une victoire ou non en Copa, c’est prendre le problème à l’envers. Ce à quoi il faut croire, c’est au projet, à la philosophie. Le résultat final n’est qu’un bonus. Qui peut, aussi, ne pas être au rendez-vous. Même si historiquement, sur ces trente dernières années, le Barça a toujours eu du succès lorsqu’il a suivi la ligne directrice de ces principes ancestraux, le supporter de base doit intégrer la possibilité d’une saison blanche, de titres qui lui échappent. Les succès ne se mesurent pas que dans l’armoire à trophée. Ils se mesurent aussi en émotion ressentie dans les tribunes, en accomplissements dans le niveau de jeu, en progression des joueurs, en mise en avant des produits Made in La Masia. Tant que cette base sera là, le Barça pourra voir loin. Les trophées iront et viendront, certains prendront le chemin de la capitale, mais l’essence même du club sera préservée. Au Barça plus qu’ailleurs, la finalité, les titres comptent, mais le moyen, le comment, sont fondamentaux.

Retrouver la philosophie et le plaisir

Le Barça de Guardiola a créé un monstre. Entre 2008 et 2012, les Catalans ont tout gagné (ou presque) en produisant le football le plus attrayant (de l’époque / de l’Histoire du club / de l’Histoire tout court – rayez les mentions qui vous semblent inutiles). Il paraît, depuis, ancré dans les crânes culés que ceci est la norme.

Résultat et manière. Il ne fait pas forcément opposer l’un et l’autre. Mais accepter l’idée que les deux peuvent ne pas aller de pair. Sur un match ou une saison, la victoire n’est qu’une satisfaction fugace, même si elle peut donner lieu à des soirées mémorables. C’est l’assouvissement de l’après. Le jeu, lui, et le plaisir qu’il procure, c’est la joie du pendant, et même l’excitation de l’avant.

La grandeur d’une philosophie de jeu ambitieuse ne fait pas toujours le poids face à la froideur du résultat. Fier de ses principes maison, le Barça de Tito Vilanova, vainqueur de la Liga des 100 points, avait été ridiculisé par la vitesse du Bayern d’Heynckes en 2013 (0-7 sur la double confrontation). La saison dernière, Guardiola et son jeu offensif avaient été châtiés par le Liverpool de Klopp. En jouant d’une manière plus conforme à son ADN, le Barça de Valverde aurait pu être éliminé dès le match aller dans cette demi-finale contre les Reds, c’est une éventualité à ne pas négliger. Mais au final, ce Barça tout en restriction a quand même connu la déroute. Alors, si l’on doit sortir en demies (ce qui n’a rien de scandaleux, encore une fois), autant avoir pris du plaisir jusque-là. Avec l’effectif qui est le sien, et celui qui se dessine pour l’an prochain, le FC Barcelone a complètement les moyens de se construire un jeu ambitieux et expansif. Take the ball. Pass the ball. Take the ball. Pass the Ball. Il suffit juste de choisir l’entraîneur adéquat.

La désillusion d’Anfield semble placer Valverde un peu trop près du précipice pour que celui-ci continue l’an prochain, quoi qu’il se dise actuellement. Son bilan comptable est bon, mais le contenu est déficitaire en terme de plaisir procuré. Si sa chute pouvait entraîner dans son sillage celle de Pep Segura, lui aussi assez peu Cruyff-compatible, ce serait certainement une bonne chose pour le club.

Qu’espérer la saison prochaine ?

Quel que soit le nom du futur entraîneur (et éventuellement du Directeur Sportif), celui-ci doit être en adéquation avec les valeurs historiques du club. Prôner le jeu de position, la possession, les prises de risque et la créativité au milieu de terrain, de meilleurs déplacements dans le domaine offensif, de l’intensité au pressing. Plus de mouvement, plus de rythme. Du jeu, du jeu et du jeu. Un collectif fort, capable de fonctionner tout seul, dans lequel Messi viendrait s’intégrer comme l’ultime chaînon. Pas dix joueurs qui marchent avant de donner le cuir à l’Argentin en récitant leur Ave Maria.

Si le Barça veut renouer avec son ADN, sa Direction devra certainement faire preuve de courage et d’audace. Aujourd’hui, trouver un entraîneur de profil Cruyffiste assez chevronné pour cornaquer le FCB n’est pas chose aisée, c’est un euphémisme. Les noms de Koeman, Ten Hag ou Roberto Martinez ont été évoqués. On pourra discuter de la radicalité de leurs idées, notamment pour le héros de Wembley (Luis Enrique et Valverde n’avaient-ils pas été annoncées comme issus de cette lignée ?). Sinon, la liste des possibles va faire la place à des candidats qui n’ont a priori pas les épaules pour le poste (on peut penser pêle-mêle à Setien, Lillo, Arteta, Oscar Garcia, Thiago Motta ou même Xavi qui trouve lui-même le calendrier un peu précipité). Mais s’ils ont les convictions, ils auront le matériel sous la main pour les mettre en œuvre comme jamais dans leurs expériences précédentes… Quant à savoir si la Junta sera capable de prendre ce genre de pari, c’est une autre histoire… Le Barça qu’on a vu à Liverpool est une équipe vieillissante. Or le rajeunissement de l’effectif a déjà été plutôt brillamment amorcé (Lenglet, Umtiti, Semedo, De Jong, Arthur, Aleña, Puig, Dembélé et Malcom ont tous moins de 26 ans, comme le futur probable De Ligt). Il manque seulement un coach qui croient en eux, et leur donne autant de chance qu’aux vaches sacrées du vestiaire.

Pour n’importe quel culé, il n’y a pas plus stimulant que la phrase « ce soir, le Barça joue ». Rarement, sous Valverde, l’excitation aura trouvé une finalité heureuse, à l’exception de fulgurances du petit Lionel M. Ce que l’on attend du Barça de demain, c’est qu’il suscite de l’appétit, voire de la gourmandise à l’évocation du prochain match qui approche. Prendre du plaisir, en tribune ou sur sofa, comme on a pu littéralement se régaler cette saison devant les rencontres de City, de l’Ajax ou de Leeds. Avoir un forfait illimité sur la hotline de la brigade du kiff. Les années qui arrivent seront les derniers tours de pistes de Lionel freaking Messi au Camp Nou. On ne peut pas garantir de lui offrir une nouvelle Champions. Alors promettons-lui un feu d’artifice de jeu, de mouvement, de collectif. De football plaisir. Pour ses derniers pas de danse.

 

Photo : Paul ELLIS / AFP

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17 Commentaires

  1. bon article.parcontre malgré tout ce qu’on raconte sur notre défense « flamboyante » Barca n’est pas une équipe faite pour défendre pendant 90min. c’est ce que Valverde a fait d notre Barca.lui trouver des circonstances atténuantes malgré 2 humiliation successive est une erreur d votre part avec tous mes respects.on a une ressource pour se qualifier au match retour.tout le monde sait que le maillon faible de cette équipe c’est Coutinho. Pourquoi le faire jouer alors qu’il a Arthur,notre meilleur milieu capable d garder la balle contre les pressing intense de Liverpool.vous venez d citer mais vous oubliez que Guardiola a gagné les 2 bataille tactique contre Klopp cette saison non pas grâce aux muscles mais grâce à un milieu qui sait garder la balle(Bernado-David Silva-Gundogan).Valverde aurait dû voir la vidéo du seul match perdu en championnat contre Liverpool.qu’il dégage !!!!

  2. Je l’ai toujours dit ici, le Barça manque de milieux de terrain, d’avant-centre et de latéral droit même si Jordi Alba a été une calamité pour son équipe à Anfield. Rakitic et Vidal ne sauront jamais manié une balle. Ils manquent cruellement de qualités techniques. Donc pas faits pour le Barça. Busquets est devenu l’ombre de ce qu’il était il y a quatre ans de cela. Est-il saturé de football ? Il n’est plus du tout inspiré et manque cruellement de jus.
    En attaque, je n’ai jamais compris pourquoi le club a dépensé tant d’argent pour recruter Dembelé et Coutinho, deux joueurs partisans du moindre effort. Le cas du Brésilien est plus problématique. Il a rarement produit un.match plein depuis son arrivée au Barça.
    Quant à Luis Suarez, Griezmann à sa place, avec les caviars que lui offre Messi, serait chaque saison le Pichichi de la Liga. Suarez doit avoir de la concurrence. À la décharge de l’entraîneur,c’est à défaut de mieux qu’il est obligé de l’aligner à chaque rencontre.

    Valverde n’a jamais été mon choix et ne le sera pas de si tôt. Mais contrairement à l’année dernière, je lui trouve un peu d’excuses au vu de ce qu’il s’est passé en Angleterre. Le Barça manque de leader moral sur le terrain. Messi, au contraire de ces grands joueurs que l’histoire nous a laissés dans les mémoires et auxquels il est à juste titre comparé pour son talent intrinsèque, n’aura jamais le cran moral et psychologique pour fouetter l’orgueil de ses coéquipiers quand ça ne va pas. Il se montre tellement inexistant que tu en viens à penser à un Sergio Ramos ou Cristiano Ronaldo. Ce manque de réaction moral de sa part a été à la base des trois défaites de l’Argentine dans deux finales de Copa America et une finale de Mondial. En dépit de ces drames pour son pays et son club qui s’est fait éliminer ces dernières années de la plus honteuse des façons (2014, 7 buts encaissés contre le Bayern; 2017, 6 buts encaissés contre la Juve ; 2018, Victoire 4-1 contre la Roma au match aller mais élimination au match retour avec 3 buts encaissés sans en marquer un seul ; 2019, Liverpool est battu 3-0 au match aller. Au retour, c’est le naufrage, une vraie humiliation qui m’a dégoûté du football) Messi reste une déception pour ses coéquipiers qui attendaient nul doute de sa part, le moindre petit cri pour les motiver mais qui ne viendra jamais. Hélas !

    Le Barça est de toutes les équipes dites grandes en Europe, celle qui encaisse le plus de buts ces dernières années et surtout qui se fait éliminer à chaque fois comme un club du Luxembourg.

    Il faut le dire, la défaite d’Anfield Road m’a porté un vilain coup au moral. Avec les mêmes joueurs l’année prochaine, je me mettrai en retrait du football pour éviter d’accroître mes problèmes de tension.

    • Bonsoir à tous, et bien je vois que certains fans du club qui, quand je disais que Messi n’est pas un leader de vestiaire me bouffais tout cru voient la réalité. Je trouve que messi est un ouvrier qui a besoin d’un chef et tant qu’on ne lui trouvera celui-là il nous ramenera aucuns autres titres européen.

  3. Je pourrais écrire un texte de dix mils mots pour expliquer des choses mais à la fin je n’ajouterais rien de bon à ton exposé. Julien comme d’habitude te lire est sera toujours un plaisir. toujours objectif et quasi complet sur tes analyses peu importe la circonstance.
    Merci encore et au plaisir de te relire.

  4. On peut perdre certes, mais pas deux fois de suite, de la même manière, dans les mêmes conditions et qui plus est, à la face du monde. C’est indigne d’une équipe telle que le barca. On peut perdre, mais tout en gardant son identité et en restant fidèle à ses valeurs et à ses convictions. Se laisser dominer de la sorte dans l’illusion de préserver une avanve de trois buts est simplement inadmissible. Une fois c’est une erreur, deux fois c’est une faute grave. Valverde ne devrait pas survivre à ces deux humiliations, peu importe son bilan sur le plan national. Cet entraîneur n’a pas compris qu’on ne joue pas une finale comme on joue un match de championnat. Il y va de l’image même du club. On ne peut pas continuer à bâtir le succès d’une équipe sur le hasard ou sur le génie d’un seul.

    Par ailleurs, une équipe sans leader est comme un navire sans capitaine et sans boussole. Tout le monde est d’accord pour dire que Messi est un formidable génie, mais force est de constater qu’il est malheureusement un piètre leader. C’est ce qu’on lui reproche en Argentine. Dès que son équipe commence à s’effondrer très souvent il disparaît avec elle. D’où la nécessité urgente de trouver un vrai leader à cette équipe capable de porter ses c… et de remobiliser la troupe quand tout va mal, quand tous semblent jeter les armes et refusent de se battre jusqu’au bout. Puyol malheureusement n’a pas été remplacé dans ce rôle depuis son départ. Griezman qui est annoncé pour cet été pourra-t-il prendre le relai? Ou encore Mathys De Ligt, malgré son jeune âge ? (Mais aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années). En tout cas, c’est tout le mal qu’on leur souhaite pour le plus grand bien du Barca.

  5. Quand l’équipe est au merveille il marque des buts fantastiques mais le vent tourne contre nous il se cache et c’est le pire de tout. Grizou ou l’autre petit ne seront pas capitaine et seront sous ses farouches ordres mais souhaitons qu’ils nous servent aux moments de besoins et n’imitent ses défauts.

  6. Rappel:2009,2011 et 2015 Barca était champion d’Europe et en partie grâce à Messi.il y avait certes puyol, Xavi, Iniesta et les autres mais celui qui nous faisait gagner les match important c’était Messi.En 2013,Barca était atomisé en aller et retour sur un score de 7-0 par le Bayern et à Puyol,Xavi et Valverde étaient le capitaine et comme Messi s’était blessé,on a été atomisé.lors du débâcle de Rome,Iniesta était le capitaine mais on était humilié.conclusion:ce n’est pas le grinta du capitaine qui fait gagner une C1 mais le talent et le collectif que Barca n’a plus sous Valverde.prqw chaque fois q Messi est moins bien, on se fait sortir en C1? Valverde doit connaître la réponse.au match aller Barca n’était pas bon non plus mais il a mis un doublé,on croyait déjà en finale.la saison dernière, Cr7 a disparu dès le quart d finale mais Benzema, Bale, même Marcelo ont pris le relais.c’est ce qui manque au Barca.On parle de Griezeman mais qu’est ce qu’il a déjà fait d’exceptionnel dans sa carrière q personne n’a encore fait au Barca ? tant q Valverde sera au commande avec son football dégoûtant entendant toujours l’exploit de Messi(32ans)qui peut ne pas tout le temps arrivé avec Dembele qui passe tout son tps à l’infirmerie,un Coutinho décevant,un Saurez absent en C1,on aura toujours la mm désillusion.quant à Messi,il n’a plus rien à prouver à personne quoique vous disiez

    • Messi n’a plus rien à prouver certes, mais quand on a promis à tout un stade de ramener la coupe aux grandes oreilles à la maison, et en tant que capitaine, on a la responsabilité de remotiver ses partenaires, de parler à son entraîneur à la mi-temps. À 2 0, 3 0, même à 4 0, au lieu de se gratter la tête, de se caresser la barbe et de baisser la tête en signe d’impuissance, il aurait fallu se rappeler de la promesse faite au camp Nou, se rappeler qu’un seul petit but suffisait pour envoyer le barca en finale, qu’il restait encore suffisamment de temps pour aller marquer ce petit but, et de convaincre ses partenaires que tout restait encore possible jusqu’à la dernière seconde. Jusqu’à la dernière seconde comme ce fut le cas pour Tottenham contre l’Ajax. Jusqu’à la dernière seconde il y ont cru. Jusqu’à la dernière seconde il sont aller chercher leur qualification. Ils n’ont jamais abandonné. Ils n’ont jamais abdiqué.

      Voilà ce qu’on attend de Messi. Voilà ce qu’on attend d’un vrai capitaine, d’un vrai leader. Messi quand tout va mal est le premier à rendre les armes surtout quand il est loin du camp Nou. Ce fut déjà le cas à Rome. Pourquoi faut-il qu’il se retrouve devant son public, celui du camp Nou pour se transcender ? Tout le monde sait que le barca de Valverde repose uniquement sur les épaules de Messi. Malheureusement quand Messi est loin du camp Nou, en général il n’est plus Messi. Le barca n’a pas encore trouvé la solution face à la Messi dépendance. En attendant, Messi doit justement prendre ses responsabilités quand il le faut. Mais force est de constater qu’il n’y arrive pas loin du camp Nou.

      Quand j’ai su que le match retour se jouerait à Liverpool j’avais déjà peur pour le barca. Le cauchemar de Rome a refait surface Et je pense que si Messi avait eu la possibilité de jouer la coupe du monde au camp Nou, il l’aurait sans doute déjà remportée.

      • Et bien je suis à fait d’accord avec toi mais certains fans ne voient que le messi de Camp nou et rien d’autre. Le second défaut de messi est ce qu’il attire tout l’image du club sur lui quand il y a victoire or le match aller Ter était le héro mais personne n’a donné crédit à ses arrêts et le problème est et sera là même si des bons joueurs arrivent. Messi n’est pas un vrai leader de vestiaire et il faut chercher un autre. Valverde avait le plein pouvoir à Bilbao et on sait combien ses joueur étaient bons mais ici il ne peut rien faire contre messi car toute la direction qui derrière ce joueur. Moi, je dis bien que messi est le vrai responsable de cette debacle inoubliable et j’ai peur pour l’avenir du club si les dirigeants ne reglent pas cette faiblesse du leader.

    • Non, il ne s’agit pas de virer Messi. Il s’agit de trouver une solution â la Messi dépendance. Le barca de Valverde dépend trop de Messi. Tout repose sur ses épaules. Mais malheureusement quand l’équipe s’écroule, très souvent, Messi s’écroule avec elle, incapable d’assumer son rôle de leader, surtout quand il est orphelin de son public, celui du camp Nou. Il faut remarqer que toutes les deroutes de ce barca de Valverde se sont déroulées à l’extérieur, loin du Camp Nou. Et à chaque fois messi disparaissait avec le reste équipe. Or c’est justement dans ces moments là que l’équipe a besoin d’un vrai leader pour l’empêcher de sombrer totalement. Messi est un génie, c’est le meilleur de l’histoire sans aucun doute, mais malheureusement il n’a pas le caractère nécessaire pour assumer ce rôle là. Et cela est tellement évident au barca comme en sélection argentine.

      Donc il faut premièrement, régler le problème de la Messi dépendance en retrouvant un jeu collectif capable de se débrouiller sans Messi et même avec des joueurs remplaçants (regardez Liverpool. Sans salah, sans firminho, mais avec un collectif bien huilé et l’apport décisif de deux joueurs remplaçants, ils ont été capables de réaliser l’une des plus folles remontada de l’histoire).

      Deuxièmement trouver un leader moral à cette équipe si l’entraîneur ne peut jouer ce rôle. Un leader capable de remobiliser la troupe quand tout va mal, quand tout semble s’écrouler, et capable de convaincre ses partenaires que tout est encore possible jusqu’à la dernière seconde même quand on est mené 3 0. (comme tottenham y a cru face à l’Ajax jusqu’à l’ultime seconde.

      Enfin, chercher à comprendre pourquoi cette équipe si intraitable à domicile (invaincu depuis deux ans au camp Nou en LDC), très souvent perd ses moyens quand elle se retrouve privée de son public, loin du camp Nou. Est-ce dû comme nous le pensons, aux choix tactiques de l’entraîneur qui préfère ne pas prendre de risque quand il évolue à l’extérieur, au lieu de jouer pour marquer des buts et pour gagner ? Ou bien est-ce que cela est dû à un problème psychologique ? Dans tous les cas il urge d’y apporter une solution si le barca veut redevenir maître en Europe comme il l’est déjà en Espagne.

    • Non, il ne s’agit pas de virer Messi. Il s’agit de trouver une solution à la Messi dépendance. Ce barca de Valverde est trop dépendant de Messi. Tout repose sur ses épaules. Mais très souvent quand l’équipe s’écroule, Messi s’écroule avec elle, surtout à l’extérieur quand il est orphelin de son public, celui du camp Nou. Or c’est dans ces moments là que l’équipe a besoin d’un leader moral capable de remobiliser la troupe quand tout va mal, quand tout semble s’écrouler.

      Donc il s’agit premièrement de trouver une solution à la Messi dépendance en retrouvant un jeu collectif capable de se débrouiller sans Messi et même avec des joueurs remplaçants (regardez Liverpool. Sans salah, sans firminho, mais avec un collectif bien huilé, et l’apport décisif de deux joueurs remplaçants, ils ont été capables de réaliser l’une des plus folles remontada de l’histoire)

      Deuxièmement, trouver un leader moral à cette équipe capable de remobiliser la troupe quand tout va mal, quand tout semble s’écrouler, et capable de convaincre ses partenaires que tout est encore possible jusqu’à la dernière seconde même quand on est mené 3 0, comme tottenham y a cru face à l’Ajax, jusqu’à l’ultime seconde.

      Enfin il faut chercher à comprendre pourquoi cette équipe si intraitable à domicile en LDC (invaincu à domicile depuis deux ans en ligne des champions) très souvent perd ses moyens quand elle se retrouve orphelin de son public, loin du camp Nou. Est-ce dû comme nous le pensons, aux choix tactiques de l’entraîneur qui préfère ne pas prendre de risque quand il évolue à l’extérieur, au lieu de jouer pour marquer des buts et pour gagner ? Ou bien est-ce simplement un problème psychologique ?

      Dans tous les cas il urge d’y apporter une solution adéquate si le barca veut redevenir maître en Europe comme il l’est déjà en Espagne

  7. Virer Messi ?
    C’était une boutade bien sûr !
    Tellement de choses à dire sur lui
    Sujet bien trop sérieux pour être réduit à 500 ou 600 caractères 😉
    Globalement je partage ce qui a été dit surtout sportivement mais il a tellement apporté au Barça et inversement … On peut pas demander à un mec quasi « autiste » d’avoir le comportement d’un Ramos
    Personne n’est parfait ! Léo non plus et c’est pour ça qu’on l’aime !

    • Tout à fait fait d’accord. La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Et on ne peut demander à Messi ce qu’il ne peut donner.
      C’est pourquoi il faut trouver un autre que Messi pour jouer ce rôle de leader moral au sein du vestiaire.

      Et surtout et avant tout, retrouver ce jeu collectif qui a fait tant rêver tous les amoureux de football, et que l’Ajax d’Amsterdam à remis au goût du jour cette saison en LDC. Un jeu collectif capable de jouer et de gagner sans Messi, sans ses stars et même avec des joueurs remplaçants (cf Liverpool avec Origi,Wijnaldum), au camp Nou et sur n’importe quel autre stade, comme l’Ajax l’a si bien montré cette aux yeux de tous.

      C’est absolument nécessaire, à mon humble avis, afin que le barca domine à nouveau le football européen comme à l’époque glorieuse de Pep Guardiola, et afin qu’il continue de régner en Espagne, comme il y règne déjà en ce moment.

  8. Bonjour,
    Solutions pour retrouver un Barça joueur et gagneur:
    1- virer le recruteur du club (et Valverde)
    2- investir dans la mesia. Les joueurs qui pourront jouer à la Guardiola on les trouve pas facilement et sont chers!
    3- Créer une équipe qui sait jouer avec un plan de jeu sans Messi. Ce dernier ne sera que la valeur rajoutée (avec l’âge, il devient de moins en moins percutant)

    D’un autre côté, la méthode Valverde (alterner les phases de possession et de repli tactique) n’était pas si mauvaise à la base. En effet, le Barça n’a plus les moyens de dominer pendant 90 min. Le problème, double était le suivant:
    – Pendant les phases de domination, personne ne prend ses responsabilités à part Messi, ils sont tous en attente d’une action de la pulga, pas sérieux! Messi inhibe ses camarades!
    – Quand les choses vont mal, aucune autorité ne reprend les choses en mains! normal, ils sont tous en attente d’une réaction de leur capitaine qui n’en a pas l’envergure.
    Bref, c’est le rôle qu’on donne à Messi dans cette équipe au delà du leader technique qui est la cause de l’échec cette année. C’est en cela que Valverde a échoué.

  9. Bientôt le mercato. Le Real a déjà débuté le sien, et il a de quoi donner du fil à retordre au barca. Après une saison blanche la maison blanche sa donne les moyens de remporter à nouveau des trophées. Pour le contrer, pour conjurer les cauchemars de Rome et Liverpool, le barca doit bien recruter, surtout sur les côtés (ailiers et latéraux) et en attaque. Côtés latéraux seul Alba est acceptable à gauche, mais il lui faut un concurrent de taille. A droite c’est le néant pour le moment. (Quand on compare les latéraux du barca avec ceux de Liverpool par exemple, les Robertson, les Alexander-Arnold avec leur qualité de débordement et de centre, 
    il n’y a vraiment pas photo). Côté ailiers coutinho est clairement un flop. Peut-être que ce n’est pas son vrai poste tout simplement. Et Dembélé tarde à confirmer les espoirs placés en lui. Vivement Griezman ou Neymar ou les deux. En pointe, Suarez se fait vieillissant, il faut le foutre sur le banc ou tout au moins lui trouver une doublure de qualité capable de le faire souffler. Enfin il faut un nouvel entraîneur avec l’ADN Cruyffiste-Barca compatible qui aime la possession et qui aime dominer ses matchs à domicile comme à l’extérieur, et surtout qui joue toujours pour marquer et gagner et jamais pour gérer une avance au score ou au classement.Valverde à clairement montrer ses limites, surtout en ligue des champions. On ne peut pas faire reposer les succès d’une équipe sur un seul joueur. On ne peut avoir pour seul stratégie et plan de jeu Messi. Et on ne peut pas compter toute une saison sur le même onze, à un moment donné et au plus mauvais moment, ce onze finit par craquer physiquement. On l’a vu à Rome, à Liverpool, tout récemment en finale de la copa, et de manière générale, plusieurs fois en championnat ces deux dernières saisons.

  10. j su d’accord avec toi qu’on n’a pas de latéral droit mais le désastre d’Anfield n’est pas dû à l’absence de latéral droit mais il faut avoir le courage d dire q Alba a offert 2buts aux Anglais. quant au recrutement,ce serait une très grave erreur d’acheter et Neymar et Grizeman. on est tous d’accord q Neymar accompagnera Suarez et Messi en attaque. on fera qw d Griezeman acheté à prix d’or?le placer en N9?on sera tous ici à accusé le coach qu’il n’a pas mis Griezeman à son poste. pour moi,Neymar sera le bienvenu mais il faut miser sur un vrai numéro9 comme Lautaro Martinez.j le vois jouer avec l’Argentine et il n’est pas mal.aujourd’hui trouver un vrai numéro 9 c’est trouver une aiguille dans un sable. achetons vite ce joueur avant qu’il ne coûte dans 2 ans un demi-milliard. la masia est très nul dans la formation d’un N9

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