EXCLU / Xavier Vilajoana : « J’aimerais que 12 à 15 joueurs du Barça soient issus de la Masia »

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Crédit: Urbanandsport/NurPhoto

Joueur des U19 au Barça au début des années 90, Xavier Vilajoana est aujourd’hui responsable du football formateur au sein du Comité Directeur du F.C. Barcelone. Sa vision de La Masia, qu’il explique à Barça Inside, est donc celle d’un homme de terrain. Et d’expérience.

Rendez-vous est pris au centre de formation du F.C. Barcelone, à la Masia. Membre du comité directeur depuis 2015, Xavier Vilajoana est l’un des hommes les plus à même de parler football au sein de la Junta de Bartomeu. D’une part parce que le président lui a confié le poste de responsable du football formateur. D’une autre car il est lui même ex-joueur du Barça, puisqu’il a évolué avec les U19 quand Cruyff dirigeait l’équipe première au début des années 90. De quoi prendre en compte son avis au moment de s’asseoir dans le jardin derrière la Masia, près du barbecue, en cette journée ensoleillée de printemps barcelonais. Et de repasser tous les thèmes brulants de la formation blaugrana: l’ascenseur social, les départs vers d’autres clubs, ou encore le recrutement du Barça B.

Xavier Vilajoana, à gauche, dans le jardin attenant à La Masia.

« La priorité, c’est le modèle. »

Comment la Masia recrute-t-elle ses joueurs ?
Les moins de 16 ans ne sont recrutés qu’en Espagne, c’est la loi. Ce sont les entraîneurs de nos équipes de jeunes qui observent tous les week-ends des footballeurs, qu’ils soient ou non nos adversaires. On a beaucoup de gens qui travaillent pour dénicher des talents.

Un talent physique ou un talent technique ?
Technique ! Le talent qui est inné. Pour nous, c’est le plus important car les autres choses on peut les améliorer. Les jeunes sont petits, ils peuvent grandir. Mais le talent technique c’est très difficile à avoir. Alors notre priorité est là : trouver des talents. A partir de là, on travaille avec eux sur le plan individuel et collectif. On recherche en général des footballeurs capables de jouer avec les deux pieds parce que dans notre système de jeu on joue rapidement et on n’a pas toujours le temps, de se remettre sur son bon pied.

« On joue toujours de la même façon quelque soit l’adversaire. »

C’est quoi la journée type d’un joueur à la Masia ?
Entre 7 et 13 ans ils ont trois entraînements par semaine et quatre pour les plus grands. La session d’après-match est plus tranquille car on analyse la rencontre qui vient de se jouer et on récupère. Les joueurs ont ensuite un jour de repos puis commence tout le travail spécifique jusqu’au match suivant. Cependant on est dans une période de formation et notre but est de toujours jouer de la même façon, que ce soit contre le Real Madrid, l’Espanyol ou une autre équipe. La priorité, c’est de jouer selon notre modèle quelque soit l’adversaire.

Quel modèle ?
Nos principes sont de défendre avec la possession du ballon, et d’attaquer et défendre en équipe. Ici, on dit qu’on ni défenseurs, ni d’attaquants. Tout le monde défend et tout le monde attaque mais on ne le fait pas comme une équipes défensive. On le fait selon une occupation de l’espace très définie où toute l’équipe est en mouvement. Elle bouge ensemble. Quand on a le ballon, le joueur doit être bien positionné pour qu’il ait la possibilité de le récupérer rapidement si on le perd. Cela oblige nos footballeurs à penser, à être concentrés tout le match. Chacun sait parfaitement ce qu’il a à faire selon sa position par rapport à la balle. Une fois qu’on a le ballon, c’est évident qu’il faut bouger rapidement, mais sans tomber dans la précipitation. Le ballon ne bouge pas parce qu’on lui dit de bouger. Il faut bouger avec et provoquer l’erreur de l’adversaire. C’est très difficile de défendre sur nous si on fait bien les choses. On essaie de trouver le moment où l’adversaire fait une erreur pour en profiter.

https://twitter.com/FCBmasia/status/1003270892561027073

« On apprend aux jeunes à gérer leur frustration »

Vous avez joué en Juvenil A au début des années 90. Qu’est-ce qui a changé depuis ?
La philosophie est la même. Le style de jeu, c’était celui Johan Cruyff, qui fut le premier à implanter ce modèle. C’est vrai que maintenant on met plus de moyens dans la formation, mais la base est la même.

Comment se traduit cette augmentation des moyens ?
Les entraîneurs sont mieux formés. Ils reçoivent chaque année des cours au sein de notre académie. On leur enseigne la mise en place de notre modèle de jeu, la tactique, la philosophie autour du ballon, le fait qu’il faut jouer ensemble, ce qu’il faut faire en défense… On met toutes ces choses en pratique avec des exercices qui sont axés là-dessus. Tout se fait avec le ballon. Nos coachs échangent également chaque semaine avec notre service dédié à la méthodologie sur les problèmes rencontrés en matchs. Ils sont donc en formation permanente pour faire évoluer leurs équipes.

Il y a un grand livre avec tout ce qu’il y a à apprendre ?
Évidemment il y a des documents, mais il n’y a pas un manuel où tout est écrit. C’est d’autant plus dynamique que les adversaires nous connaissent de mieux en mieux. On doit se réinventer, penser à de nouvelles options, s’améliorer. Chaque match que l’on joue est enregistré et étudié. On voit les problèmes et on réfléchit dessus avec les entraîneurs. On n’est pas figé sur ce que l’on fait déjà.

« Le premier objectif c’est de former la partie personnelle des joueurs. »

Quel est l’objectif de la Masia ?
Le premier objectif est de former les garçons, leur dire que le foot c’est important mais que la partie personnelle de chaque joueur est plus importante. A partir de 18-19 ans ils sont évidemment tout proche de passer professionnels, mais jusqu’à 16 ans, notre priorité, c’est qu’ils progressent footballistiquement et personnellement. On leur apprend notamment à gérer leur frustration parce que le Barça est un club aux répercussions mondiales. Cela peut être un problème pour un jeune qui joue chez nous.

Pourquoi ?
Parce qu’il y a des jeunes qui ont 10-12 ans et qui se voient déjà en équipe première alors que pour y arriver il faut beaucoup travailler, avoir du talent, et en plus avoir de la chance. Beaucoup de joueurs qui étaient très bon n’ont pas réussi à être professionnels.

Donc vous leur apprenez aussi à gérer le fait qu’ils puissent être un jour non-retenus pour l’année suivante ?
On essaye surtout de les guider sur la bonne voie. Certains changent d’attitude parce qu’ils jouent au Barça. On fait en sorte qu’ils gardent des relations avec les amis qu’ils avaient avant d’arriver ici. Les relations avec les parents sont également très importantes. Les psychologues du club leur indiquent comment gérer certains problèmes. Il peut y avoir un joueur qui fait un mauvais match, des joueurs qui ne s’entendent pas bien… On a une équipe qui surveille toutes ces situations. L’enfant, dans ce processus, a statistiquement très peu de chances de jouer au Barça. Il sera peut-être professionnel, semi-pro, ou il n’y arrivera pas du tout. Toutes ces possibilités il faut les prévoir, y penser. C’est un travail très important.

« On sanctionne la mauvaise attitude, pas la mauvaise note »

Comment décidez-vous des joueurs qui continuent ou non la saison suivante ?
Ils sont plusieurs à prendre la décision. Il y a d’une part les responsables techniques qui supervisent toute la saison – Jordi Roura et Aureli Altimira NDLR. Ils vont voir les matchs, voir comment les joueurs progressent. Il y a d’autre part l’ entraineur de l’année en cours et celui de l’année suivante. Ces trois parties analysent l’évolution du joueur et son potentiel technique, individuel, collectif et mental parce certains mûrissent plus tard que d’autres. Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte.

Quelles sont les valeurs de la Masia?
Le travail, l’amitié, le respect, le jeu en équipe. L’honnêteté. C’est ce qu’on travaille avec nos jeunes.

Il y a des joueurs qui ont été recalés pour manque de respect à ces valeurs?
C’est arrivé.

« Un joueur a fait un stage chez un coiffeur. On ne tolère pas que quelqu’un reste sans rien faire. »

Vous poussez les jeunes à aller à l’école tout au long de leur formation?
Ils ont l’obligation d’étudier jusqu’au bac. Le professeur vient ici ou ils vont dans une école très proche de la Masia selon les classes d’âge. On les suit aussi dans leurs études. On leur propose des classes de renforcement. On aide aussi ceux qui ne veulent pas passer le bac à s’orienter. Par exemple vers le diplôme d’entraîneur au cas où leur carrière ne fonctionne pas comme prévue. On a même placé un jeune chez un coiffeur très connu à Barcelone et qui est dingue du Barça. Résultat : toute l’équipe prenait le tram depuis la Masia jusqu’au centre ville pour aller se faire couper les cheveux par leur coéquipier. On ne tolère pas que quelqu’un reste sans rien faire ici.

L’entraîneur a-t-il l’obligation de sanctionner un joueur en cas de mauvaises notes ?
On pénalise surtout l’attitude. Si l’attitude est bonne, on a le droit d’échouer. On pénalise aussi l’attitude des parents. Pour nous, ils sont très importants. On a eu des cas où ils allaient voir l’entraîneur pour lui demander: « Pourquoi tu ne mets pas mon fils ? Pourquoi l’autre joue et pas mon garçon? » Ce sont des problèmes qui existent dans tout le monde du foot. C’est pour ça qu’on explique aux parents les normes et l’attitude qu’ils doivent avoir quand leur fils arrive ici. À la maison, ils font ce qu’ils veulent, mais à la Masia, ils se doivent de respecter notre manière de fonctionner.

« L’ascenseur vers l’équipe première peut s’améliorer »

Avec un aussi bon centre de formation, pourquoi si peu de joueurs arrivent en équipe première ces dernières années ?
Si j’avais la réponse, je serais sûrement président du Barça ! (rires). Le problème est que les gens pensent que le foot est très scientifique. Tu es bon, tu progresses, tu joues. Donc si tu es bon, tu y arrives. Mais le niveau est très élevé et il y a des facteurs aléatoires comme la chance, la forme du moment… Et il y a un autre facteur ici: dans l’équipe première jouent 20 des 50 meilleurs footballeurs du monde.

Certes mais en 2008 quand Guardiola lance Busquets, il y a Yaya Touré. Quand il fait entrer Pedro, il y a encore Eto’o. Pourquoi est-ce que ça ne fonctionne plus comme ça aujourd’hui ?
L’envie, on l’a. Mais jusqu’à 16 ans on ne peut que former des Espagnols. De plus, on a maintenant des clubs comme le Borussia Dortmund, Manchester City, Arsenal ou Monaco qui recrutent nos jeunes. C’est un bon indicateur parce que si on faisait pas bien les choses, ils ne viendraient pas les chercher ici.

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Oui mais peut-être qu’ils n’auraient pas envie de partir si le Barça faisait monter plus de jeunes en équipe première.
C’est vrai. Mais au Barça, historiquement, des joueurs qui montent ensemble comme la génération que l’on connait actuellement, je crois c’est la seule fois. Et on perd souvent la mémoire. On croit que les footballeurs sont montés en équipe première à 18, 19 ans et qu’ils ont joué 20 matchs dès leur première saison. C’est faux! Le problème c’est qu’aujourd’hui on veut tout tout de suite. Tu veux une pizza ? Tu n’as même pas besoin de téléphoner. Un geste et tu l’as. Tu veux dire quelque chose à un ami ? Tu lui écris un message et en 2 secondes tu lui as dit. Conséquence : les jeunes joueurs sont un peu plus pressés. Ils sont très bons, mais ils perdent parfois conscience qu’il faut s’améliorer continuellement pour être joueur en équipe première au Barça.

« Les jeunes joueurs sont un peu pressés. »

Quand Guardiola faisait jouer Cuenca, Jeffren, il permettaient au Barça d’économiser de l’argent sur le marché des transferts et de faire jouer l’ascenseur social. Pourquoi cela n’existe plus ça aujourd’hui ?

Mais si ça existe! Aleña fera certainement partie de l’équipe première la saison prochaine.  Sergi Roberto a été champion cette année.

C’est le seul.
On peut évidemment s’améliorer. J’aime beaucoup le Club et je sais reconnaître ce qu’on peut perfectionner. Imaginez aussi si 6 ans en arrière on a un très bon joueur de 20 ans qui joue dans la position de Busquets. Busquets c’est top!  C’est normal qu’ils pensent : « Bon je vais faire ma vie ailleurs parce que j’en ai marre d’attendre. » car c’est difficile d’accepter de ne jouer que trois, quatre, cinq matchs en équipe une.

Le Barça depuis deux, trois ans a acheté des joueurs comme Digne ou André Gomes à des postes qui, historiquement, étaient couverts par des joueurs formés au Club. Pourquoi ?
On a pensé à certains joueurs du Barça B ou des Juvenil (U19) pour les occupper, mais ils n’étaient pas encore prêts. On est en train d’y travailler. Notre obsession, c’est que plusieurs joueurs formés à la Masia fassent partie de l’équipe première. On préfère bien entendu avoir dix joueurs qui montent plutôt que deux, mais l’équipe première du Barça est d’une extrême exigence. L’équilibre entre l’exigence général du Club et l’exigence de faire monter les jeunes n’est pas facile. Dans l’absolu j’aimerais que 12 à 15 joueurs du Barça soient issus de la Masia. Mais d’un autre côté, il y a la réalité et on ne peut pas atteindre tout le temps nos objectifs.

« On peut former des jeunes aussi bien en Segunda A qu’en Segunda B »

En quoi la descente du Barça B en Segunda B pénalise l’évolution des jeunes ?
Il n’y a aucune différence au niveau de la formation. Le joueur peut encore progresser parce que la méthodologie et la manière de jouer restent les mêmes quelque soit l’adversaire. Mais c’est vrai que le joueur sera plus motivé pour jouer en deuxième division qu’en troisième.

Pourquoi alors changer d’entraîneur à la fin de l’année pour sauver la place du club en Segunda B?
Parce que, normalement, une fois que tu y es, tu essaies de tout faire pour te maintenir. C’est mieux d’être la 2ème équipe en Segunda A et on a décidé de faire une exception. Être en deuxième division nous permet aussi d’attirer des talents de l’extérieur puisque jusqu’à 16 ans on ne peut pas recruter d’Européens, et 18 ans pour le reste du monde.

C’est bon pour pour la formation de vos jeunes de recruter autant de joueurs au Barça B?
Ça dépend. Si tu recrutes des joueurs qui augmentent le niveau de l’équipe, c’est bon parce qu’on n’a pas tout le talent ici.

« Les recrues du Barça B? On a fait des paris et ça n’a pas toujours marqué. »

Dans ce cas précis plus de 30 joueurs qui sont arrivés. C’est énorme, non?
Oui mais c’est un concours de circonstance. On s’est trouvé l’année passée à ne pas savoir si on serait en Segunda A ou Segunda B puisqu’on est arrivé au bout des Play-Offs d’ascension. Il a fallu gérer. On a fait des paris sur des joueurs et ça n’a pas toujours marché. C’est très facile de donner son opinion à posteriori.

On pourra quand même envisager d’avoir des joueurs qui montent du Barça B au Barça A, malgré la descente?
Oui on essaiera. Il faudra voir leur niveau et comment ils ont progressé. On a maintenant un très bon Juvenil A qui a gagné la Youth League. A priori c’est une bonne base. Après, j’insiste sur le fait que pour passer des Juvenil à une catégorie professionnelle, ce n’est pas facile du tout. Je l’ai vécu moi-même. Mais, évidemment que l’on va essayer d’en faire monter plusieurs.

Lire aussi: Segunda A ou Segunda B, bonnet blanc et blanc bonnet pour la formation.

« Faire monter les champions de la Youth League, c’est notre examen final »

Justement, quel serait le succès avec cette équipe? Que peut-on se fixer comme objectif?
C’est un peu notre examen final. Notre objectif est que que la majeure partie des jeunes joueurs arrivent en équipe première.

Oui mais tous ne peuvent pas arriver, donc combien? Vous fixez un chiffre par an?
Non, c’est très difficile de définir un chiffre. Imaginez qu’on ait 2 très bons latéraux gauche au Barça B. Les deux ne pourront pas monter puisqu’ils jouent au même poste. En fait l’objectif d’améliorer notre formation pour que le niveau du Barça B soit le plus proche de celui de première équipe. Ça c’est notre travail le plus important.

Vous qui l’avez vécu, de quoi a besoin un Juvenil pour arriver en équipe première ?
Avant tout, il doit croire en lui-même et croire les professionnels qui travaillent avec lui. C’est très important. Il doivent aussi être réalistes. Le Barça est la meilleure équipe du monde et cela implique une très grande exigence. Ils doivent être conscients de cela. Nous si on pouvait on les ferait tous monter. Mais le niveau du championnat espagnol est très élevé.

Qu’est-ce que vous vous fixez comme objectif pour les trois prochaines années, qui sont les trois dernières de votre mandat ici au Barça ?
Former le plus de joueurs possibles soit pour qu’ils puissent monter en équipe première, soit pour qu’ils deviennent professionnels.

« Entre 16 et 18 ans, c’est l’âge critique. »

Quels sont les noms de demain? Qui est-ce que dans trois, cinq, sept ans on peut retrouver au Camp Nou?
C’est à cause de ce type de questions que les jeunes prennent parfois la grosse tête. Dans l’absolu c’est très difficile de donner des noms de joueurs qui ont moins de 16 ans. Il y a de plus un âge critique entre 16 et 18 ans. C’est là qu’on voit s’il a vraiment le potentiel pour réussir. Alors bon, toute la génération de Juvenil A est une très bonne génération. On espère que plusieurs d’entre eux seront professionnels et pourquoi pas l’un d’entre eux avec les A. Il y a des joueurs aussi du Barça B qui sont jeunes encore et qui ont aussi des possibilités mais je n’aime pas dire des noms parce que pour moi je dirais tous. La réussite des joueur dépend de leur travail, de leur évolution, de comment ils progressent et comme ça la sélection se fait un petit peu naturellement.

Lire aussi: Youth League , pas nécessairement un tremplin vers le Camp Nou

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6 Commentaires

  1. il faut revoir le passe et etre ferme sur les principes et la pylosophie du fc barcelone
    se separer des indesirables et tant au niveau des footballeur qu’au niveau des encadreurs.
    la massia doit s’imposer en barca A, avoir au moins 75 pour cent en equipe premiere issu de la massia et non ailleurs. nous voulons voir tiki taka comme le pratiquait autant des xavi, puyol, ronaldhino.
    merci a la prochaine

  2. Ce que l’on oublie souvent c’est que depuis le transfert de Neymar, le football est dominé par l’argent. Le FC Barcelone doit se détacher de cette vision en revenant aux principes de bases(La Masia). C’est avec cette Masia que Guardiola a dominé l’Europe pendant 3 bonnes années. On achète des joueurs énormément cher qui ne connaissent pas les valeurs techniques du Tiki taka. Ces joueurs pour ne pas les citer, plombent l’évolution du club. IL faudrait s’en séparer très vite et donner un peu de temps de jeu à La Masia à certains postes. Munir et Sandro Ramirez ont eu leur chance, pourquoi pas les autres ?

  3. Interview hyper intéressant, Merci M. Olivier Goldstein, les questions posées sont celles que 99% de supporters barcelonais se posent. Ses réponses m’ont instruites, on a l’impression de faire une visite guidée de la Masia. Il a un discours mesuré mais un peu pessimiste je trouve. Illustration faite de cet extrait « Alors bon, toute la génération de Juvenil A est une très bonne génération. On espère que plusieurs d’entre eux seront professionnels et pourquoi pas l’un d’entre eux avec les A. »
    Il y’a une qualité indéniable dans cette Juvenil, un milieu digne de l’époque de Xavi, Iniesta et Busquets. Comment peut-il penser uniquement à la possibilité de voir  »l’un » d’entre eux en équipe première et non pas  »beaucoup » d’entre eux. C’est pas le genre de discours qui motive les jeune. A la Masia on prépare les jeunes à devenir des joueurs de l’équipe première et non pas à devenir simplement des professionnels. On forme pas pour autrui !
    L’exigence de la direction devrait normalement soumettre le coach à posséder un effectif de 15 joueurs classe mondiale (joueurs formés à la Masia ou pas), plus environ 10 jeunes joueurs issus du Barça B qui font partie intégrante de l’effectif professionnel et qui grandissent en expérience. Mais aujourd’hui nous avons des Digne, Gomes, Mina, Vermaelen, Paulinho, Vidal, Alcacer … Qui prennent les places de nos jeunes comme Alena, Cuenca, Palencia, Miranda, Oriol Busquets, Marc Cardona, Sergi Samper, Munir, Rafinha… Tous des jeunes d’une qualité supérieure aux autres clowns et derrière ils se plaignent d’avoir une masse salariale exorbitante ! La folie pure.

  4. Merci bien Monsieur GOLDSTEIN d’avoir parlé de ce sujet très important et pour cette belle interview qui nous a permis de mieux comprendre comment cela se passe à la Masia, et qui nous a permis d’avoir enfin la vision de M. VILAJOANA.

    Au moins, c’est clair, nous savons maintenant à quoi nous attendre pour ces prochaines années sur ce sujet

  5. Merci pour cet interview très instructif sur la philosophie de la Masia et la considération accordée aux jeunes sur le plan de l’instruction, de l’éducation, de la discipline et la vie en commun. C’est le travail qui paie! Et ce depuis la nuit des temps.
    Cependant, je trouve le discours hyper prudent. A t-il peur de fâcher ceux pour qui il travaille ? Je comprend ça! En fait, ce que j’ai compris, pour accéder à l’équipe A, il faut être super doué. Et comme il n’y en pas eu depuis quelque temps, eh bien on achète. Ce peut être décourageant pour ces jeunes. Toutefois, il ne serait pas possible qu’une majorité de jeunes monte en A, il y aurait embouteillage. De plus, on peut progresser dans le meilleur club formateur du monde, les résultats diffèrent d’année en année. Il est impossible de produire les mêmes échantillons. C’est comme le vin: il y a de bons crus et de moins bons.
    Nous avons tellement été gâtés par la génération Xavi, Puyol, Iniesta, Pedro etc.. que nous croyons le vivier inépuisable.
    Mais je reste persuadé que la Masia reviendra au premier plan très vite pour deux raisons:
    la première: les contraintes budgétaires. La masse salariale est énorme et ce n’est pas sain. Le Barça va se faire rappeler à l’ordre par les instances.
    La deuxième: A trop vouloir recruter des joueurs étrangers au système Barça, le club perdra son âme. Qui pourra accepter cette situation ?
    Nous devons savoir que la Barça ne sera pas champion d’Espagne chaque année, ni champion d’Europe tous les ans. Ce qu’on lui demande c’est de mettre en adéquation tous les moyens humains et sportifs pour viser ces deux objectifs qui ont assis sa réputation et son respect.

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