Ligue des champions : Le Barça entre favori et outsider

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Demain (jeudi), à Monaco, seront tirés les groupes de la Ligue des champions à partir de 12h. Le FC Barcelone connaîtra les noms des trois premiers adversaires qu’il devra battre s’il souhaite soulever la coupe aux grandes oreilles.

Trois ans d’abstinence, c’est long. Très long. Surtout pour un chaud lapin comme le Barça, capable de soulever quatre Champions League en dix ans. Aujourd’hui, il est en manque . Et ce, depuis 2015 et le fameux triplé avec Luis Enrique. La barre des quarts de finale n’a plus été franchie ensuite. Pendant ce temps, c’est le rival merengue qui a tout dévoré, ce qui rajoute fatalement du poids à l’échec. Juste avant le coup d’envoi du Trophée Gamper face à Boca Juniors (3-0) le 15 août dernier, Lionel Messi, nouveau premier capitaine, avait exprimé le désir de toute l’équipe de briser la malédiction. « L’année dernière a été très bonne parce que nous avons gagné la Coupe du Roi et la Liga, expliquait-il en tournant sur lui même pour s’adresser à tout le stade dans un silence de cathédrale. C’est vrai aussi que nous avons tous encore l’élimination en Ligue des champions en travers de la gorge à cause de la façon dont elle s’est déroulée. Ainsi, nous promettons de faire tout notre possible pour que ce si joli et si désiré trophée revienne au Camp Nou. » La Roma a du apprécier. En juin dernier, l’Argentin avait déjà annoncé la couleur au cours d’une interview accordée à Mundo Deportivo : « Nous ne pouvons pas passer une autre année sans Ligue des champions. » Pendant ce même entretien, Messi avait également regretté avoir été éliminé par « des équipes qui, à priori, ne sont pas meilleures » que la sienne.

Un bilan trop léger

En 2016, il est vrai que le Barça s’est incliné 2-3 sur la double confrontation face à l’Atlético Madrid alors qu’il avait remporté les matchs aller et retour en championnat (2-1). En revanche, en 2017, il avait déjà montré une grande faiblesse au Parc des Princes (4-0) avant de réaliser l’exploit de la remontada puis de se faire gifler par la Juventus en quart (3-0). En 2018, c’est contre Chelsea que le signal d’alerte avait retenti. Les Blaugranas étaient parvenus à passer les huitièmes grâce à deux scores très flatteurs (1-1 puis 3-0) mais se sont à nouveau arrêtés en quarts après la désillusion face à l’AS Rome (encore un 0-3 encaissé à l’extérieur). Avec un tel bilan, difficile de placer Barcelone parmi les favoris.

Les renforts changent la donnent

D’un autre coté, le recrutement semble avoir été plutôt bien mené, même si Griezmann a fini par rester avec Diego Simeone. L’effectif d’Ernesto Valverde n’a pas perdu d’élément majeur – à part Iniesta qui était prévu depuis plusieurs mois – et s’est renforcé à toutes les lignes. Clément Lenglet vient permettre une alternative à Gerard Piqué ou Samuel Umtiti, Arthur ajoute de la créativité au milieu, Malcom peut concurrencer Dembélé et Arturo Vidal apporte un profil différent, plus bagarreur, plus courageux, afin d’éviter qu’un fiasco comme contre l’AS Rome ne se reproduise. Sans oublier Philippe Coutinho, arrivé en janvier, qui pourra cette fois jouer la Ligue des champions. L’année dernière, cela lui était interdit car il y avait déjà participé avec Liverpool. Et enfin Ousmane Dembélé, qui a commence très fort sa deuxième saison en Catalogne. Avec cet effectif plus solide, plus profond et plus complet le Barça se donne les moyens d’aller chercher sa 6e Ligue des champions.

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Real, Atlético et Juve en favoris

Mais il faut avouer que la compétition est particulièrement ouverte cette année. Bien malin celui qui sera capable de désigner dès aujourd’hui les deux équipes qui se retrouveront face à face, le 1er juin 2019, au Wanda Metropolitano, pour la finale. Alors pour savoir où situer le FC Barcelone, regardons où en sont les autres clubs. Trois sortent du lot. Le premier est évidemment le Real Madrid. Bien qu’il ait perdu les deux principaux artisans de ses récents succès – Cristiano Ronaldo et Zinédine Zidane –, il reste triple champion en titre et l’effectif actuel demeure tout à fait capable de mettre à mal n’importe quelle équipe du continent sur une double confrontation. Ensuite, sans voyager très loin, il y a l’Atlético. Deux finales de C1 depuis 2014, champion en titre de l’Europa League et de la Supercoupe d’Europe. Ça fait toujours joli sur un CV. De plus, les Colchoneros ont réalisé un mercato parfait en gardant leurs cadres – Griezmann, Oblak, Godin – malgré les offres extérieures et en recrutant des jeunes pleins d’avenir – Lemar, Rodri, Arias. La finale se jouera dans leur stade et ils mettent les petits plats dans les grands pour la jouer. Enfin, la Juventus de Turin s’ajoute aux deux clubs madrilènes. Elle vient de recruter le meilleur buteur de la Ligue des champions et peut se targuer d’avoir participé à deux finales au cours des quatre dernières éditions. Il n’y a pas doute, Vieille Dame sera au rendez-vous.

City, Liverpool et le PSG en outsiders

Si le Real Madrid, l’Atlético et la Juventus forment les trois principaux favoris, trois autres font figure d’outsiders. Manchester City n’a pas encore vu la couleur d’une finale de Champions League et n’a goûté qu’une fois à la demie (2016). Mais avec Pep Guardiola à sa tête et un des effectifs les plus flambants du circuit, hors de question de les oublier. La saison passée, les Citizen ont été éliminés par Liverpool. Les Reds ont atteint la dernière marche en C1 et se sont encore renforcés cet été – Fabinha, Alisson, Keita, Shaqiri – tout parvenant à garder Salah. L’effectif de Jürgen Klopp donnera à coup sûr du fil à retordre aux clubs de Premier League et à ceux qualifiés pour la LDC. Pour sa part, le Paris Saint-Germain n’a pas cartonné sur le marché des transferts, mais il a encore son trio de choc – Mbappé, Cavani, Neymar – et le reste de son effectif tient largement la route. Son nouveau coach, Thomas Tuchel sera scruté de près.

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Le Bayern et le Barça dans le même bateau

Il y a donc les favoris et les outsiders. Au même titre que le Bayern Munch, le FC Barcelone se positionne dans cet espace. Impossible de placer le Barça dans le peloton de tête après ses dernières prestations en Ligue des champions, mais son recrutement réussi laisse à penser qu’il n’a jamais été aussi bien armé ces trois dernières saisons. Le moment idéal pour relever la tête. Cela commencera dès ce jeudi, lorsque les groupes seront dévoilés, sur les coups de 14h. Sept des dix derniers vainqueurs de la compétition ont terminé premiers de leur poule. Il ne faudra donc pas commencer à se concentrer à partir des quarts de finale.

***** : Real Madrid, Atlético Madrid, Juventus Turin
**** : FC Barcelone, Bayern Munich
*** : Manchester City, Liverpool, PSG

 

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6 Commentaires

  1. Notre Barça est encore loin de son niveau habituel, même le renforcement que vous avez mentionné n’est pas encore opérationnel, Valverde hésite tjrs a leur faire confiance et préfère garder la même ossature malgré les critiques. Donc, le Barça a un long chemin à faire pour concurrencer avec des clubs qui se sont bien préparés notamment les Clubs anglais. Vous les considérez comme des outsiders, je serais plus prudent et plus équitable si on les considère de vrais prétendants. Même prudence pour notre Barça que nous souhaitons vivement que valverde passe à la vitesse supérieure et donne une chance réelle aux nouveaux joueurs. VUSCA BARÇA

  2. Il faut vraiment que la chance soit donnée aux nouveaux joueurs car nous en avons besoin. Il faut que le coach prenne des risques. On a l’impression qu’il joue avec un frein en main. J’insiste sur lenglet et vidal qui aujourd’hui doivent avoir un mot à dire dans le 11 de valverde. Surtout vidal, on a besoin de lui au milieu de terrain. Busquet et rakitic peuvent plus faire le boulot de ratissage seul. Dans les matchs, quand on concède les contres, les seuls qui reviennent vite sont alba et semedo. Il faut toujours un milieu aussi rapide et bargareur dans ces cas. Je ne sais pas si d’autres personnes partagent le même avis que moi. Merci et Vive le Barça

    • je partage le même avis que toi. Mais n’oublie pas qu’il leur faut un peu de temps d’adaptation surtout pendant les entrainnements avant d’être jetté ds le grand bain.

    • C’est vrai que sur les contres, le Barca est à la ramasse complet, contre Chelsea c’était impressionné. Dès que l’équipe était anglais le Barac était dans l’obligation de commettre une faute pour pas que les défenseurs se retrouvent en 1v1.

  3. Ce Barça là ne présente – pour l’instant – aucune garantie en championnat alors en Ligue des Champions ça me paraît compliqué, j’espère évidemment me tromper. La seule force de cette équipe depuis le début de saison c’est la puissance de frappe de certaines de ses individualités, lesquelles arrivent toujours à faire basculer les matchs en leur faveur tôt ou tard. Mais comme chacun sait, ce qui fonctionne contre des adversaires prenables risque de marcher beaucoup moins face aux meilleures équipes du continent.

    Et le problème fondamental se nomme Valverde. Son éternelle propension à être timoré lorsqu’il faut (ob)tenir un résultat montre qu’il n’a pas – encore – la carrure que cela impose quand on prétend entraîner ce grand club. De plus, l’assise défensive est loin d’être stable tout comme l’animation offensive est assez souvent mitigée, et seuls quelques éclairs ou fulgurances de certains cracks nous sortent du pétrin.

    Ainsi, on ne peut absolument pas se targuer de faire partie des favoris pour cette C1 – selon moi – et c’est peut-être mieux comme ça. Les trois échecs consécutifs en quarts de finale de cette compétition devraient insuffler une bonne cure d’humilité à l’effectif et à l’ensemble du club. On a largement les moyens d’en rafler une à nouveau mais faudra qu’on fasse plus et surtout qu’on fasse mieux dans tous les sens du terme.

  4. Et bien nous avons l’équipe adéquate pour réitérer l’exploit de 2015 mais la bête noire de cette équipe s’appelle Valverde qui depuis longtemps je pointe personnellement du doigt or nous n’aurions pas perdu s’il avait mis quelque tactique en place contre la Roma et vu qu’il se cache derrière la chance aussi bien la magie de Messi qui certaine fois est hors connection le club ne sera pas favori à nos yeux peut-être aux autres mais j’espère me tromper aussi par l’amour du ciel. J’ai entendu que Messi avait réuni ses collègues hier soir et j’espère cette fois il se réveillera et prendra la totale responsabilité.

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