Remontada mode d’emploi

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Remontada mode d'emploi avec l'interview de Rafael Zuviria (photo: Twitter @FCBarcelona)

Remontada mode d’emploi: handballeurs et ex-footballeurs du Barça nous donnent la marche à suivre pour se qualifier demain contre le PSG.

« Si on marque deux buts en première mi-temps, le PSG peut devenir nerveux et penser que nous sommes capables de remonter. On est convaincu qu’on peut le faire, on a une équipe incroyable. Si on veut rentrer dans l’Histoire, on doit entrer sur le terrain avec l’ambition d’inverser cette situation très compromise« . Voilà comment Luis Suarez envisageait la semaine dernière sur Onda Cero le match de demain pour se qualifier. Est-ce la bonne méthode? « Remontada mode d’emploi » avec ceux qui ont déjà vécus ces situations là.

Remontada mode d’emploi

« Le Barça doit remonter quoi qu’il en coûte. C’est très difficile, c’est du pile ou face, mais c’est la seule chose qu’il puisse faire mercredi ». Rafael Zuviría, sait de quoi il parle. Cet Argentin de 66 ans faisait partie de l’équipe qui a remonté un 3-0 à Anderlecht un soir de novembre 1978 au Camp Nou en 1/8ème de finale de la Coupe des Coupes (3-0, puis 4-1 aux pénaltys). El Torito comme on l’appele a même inscrit le troisième but en fin de rencontre, synonyme de prolongations. « On a commencé à préparer le match trois ou quatre jours avant nous a-t-il confié. En sortant des vestiaires, nous savions qu’on allait remonter. Tout le monde en était convaincu. C’était notre seule chance de s’en sortir ».

Rafael Zuviría dans ce stade qu'il affectionne (photo: J. Lazaro)
Rafael Zuviría dans ce stade qu’il affectionne (photo: J. Lazaro)

 

Gonzalo Pérez de Vargas est l’un des deux gardiens de l’équipe de hand du Barça. Son équipe aussi devait remonter un déficit important l’an dernier en 1/4 de finale de Ligue des Champions de l’EHF contre Kiel, après une défaite de 5 buts d’écarts en Allemagne. « On avait du supporter une pression bien plus grande que d’habitude la semaine avant la rencontre. La clé est de profiter des moments où l’on a l’opportunité de renverser la situation. Cela devient très compliqué si tu les saisis pas au vol. » Traduit au football, une grosse occasion doit terminer au fond pour se rapprocher du rêve. Sinon cela gonfle le moral de l’équipe adverse.

La chance compte

Zuviría a très souvent employé le mot « chance » pendant notre entretien. Cela ne fait pas tout, mais ça compte aussi dans ce genre de rencontre. « On a eu la chance de mener 1-0 au bout de 10 minutes puis 2-0 juste avant la mi-temps. On a déséquilibré Anderlecht en marquant à des moments clés. D’autant que j’ai marqué le 3-0 à quatre minutes de la fin. » 

La bonne fortune est aussi venue sur le but de l’Argentin qui jouait latéral droit après avoir commencé sa carrière au Barça… comme ailier gauche! « Le ballon m’arrive au milieu de terrain sur un corner. Je me retourne puis je dribble trois ou quatre joueurs. Le gardien se jette au premier poteau quand j’arrive dans la surface et je tire sur le côté opposé, pas fort, pour la placer. Je vois la balle rentrer tout doucement. Le stade s’est mis à exploser dit-il en indiquant le Gol Sur.

La peur? Quelle peur?

Zuviría a-t-il eu peur de ne pas y arriver? « C’est vrai qu’à 2-0 en deuxième mi-temps on avait un peu de pression car il nous manquait ce but pour aller en prolongations. Mais sinon on n’était pas nerveux. C’est plutôt qu’ils l’étaient. » El Torito, parce qu’il ne laissait passer personne, s’est quand même un peu retenu en prolongations. « Tu sais que si tu fais 0-0 tu vas aux pénaltys. C’est un grand avantage quand on joue à la maison. »

Les pénos, justement. C’est peut-être là que « Zuvi » – prononcez « Zubi » – a eu le plus peur.  » J’ai vu ça de loin car je n’ai pas tiré de pénalty. C’était terrifiant. » Le Barça marque ses trois premiers tirs au but par Krankl, Rexach et Bio. Les Belges n’en transforment qu’un – Thissen – tandis qu’Artola repousse le tir de Van der Elst et que Geels envoie le sien sur le poteau. Neeskens marque et Anderlecht ne peut plus revenir. Le Barça est qualifié pour les 1/4 de finale de la Coupe des Coupes après avoir remonté le 3-0 et gagné 4-1 aux pénaltys. Les joueurs font le tour d’honneur. « On a fêté ça comme un titre » confirme Zuviría.

Le Camp Nou a son rôle à jouer

« 11 saints et 100.000 croyants » titrait au lendemain de l’exploit El Correo Catalan. « Le Camp Nou était un chaudron. Tout le monde hurlait. Sur mon but, on avait l’impression que le stade allait s’effondrer tellement il y avait du bruit. » explique Zuviría. Sur les images d’archives on voit les 100.000 spectateurs massés dans un Camp Nou qui ne compte alors que deux anneaux – beaucoup étaient debout. On entend aussi le délire sur les trois buts et pendant les pénaltys. Le public était assurément le 12ème homme de l’équipe.

Ce qui pourrait être à nouveau le cas, demain soir, si le Barça marque tôt dans la partie. « Leur 4-0 est plus difficile que notre résultat juge Zuviría. C’est même très difficile mais si une équipe peut le faire, c’est ce Barça. Et si Leo est au top, les blaugranas auront fait 50% du chemin. » El Torito sera demain dans les tribunes pour assister à ce qui serait, si le Barça se qualifie, à la plus grande remontada de l’Histoire du club blaugrana.

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1 COMMENTAIRE

  1. La remontada oui si…….

    Tout est possible, surtout rester costaud derrière et ne pas prendre de but sinon c’est fini, après ce match il faut le jouer à fond et ne pas avoir de regret.
    Ce sera difficile mais pas impossible.

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