Un Barça à temps partiel

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Victoire face à Dortmund. Qualification et première place assurées. Bonne connexion du trio GSM. À première vue, le Barça a passé une très bonne soirée ce mercredi. Mais à y regarder de plus près, l’amélioration dans le jeu et le retour d’un véritable pressing auront été assez largement discontinus.

La réception de Dortmund, mercredi soir au Camp Nou, constituait pour le Barça la première étape d’un mois fatidique, qui verra les Blaugrana se mesurer ensuite à l’Atlético, à l’Inter puis au Real. Face aux Allemands, la bande à Valverde a fait le job, validé sa qualif’ et le leadership de sa poule. Les Catalans se sont même rassurés, en retrouvant quelques fondamentaux de leur jeu. Qui ont totalement disparus en seconde mi-temps. Suffisant pour battre le BVB, ce type de contenu sera certainement trop limité pour aller loin en Champions League. Et peut-être, déjà, pour performer contre l’Atlético ce dimanche puis contre le Real à la fin du mois.

Conquérant dans le camp adverse

Si le match a commencé par une grosse frayeur sur le but de ter Stegen, consécutif à une perte de balle gratuite de Rakitic au milieu, le Barça a régné sur la première mi-temps. Positionnement très haut sur le terrain, pressing bien organisé et grosse réactivité à la perte de balle : autant d’ingrédients qui font souvent défaut à la salade barcelonaise sauce Valverde. Mais qui ont cette fois permis de voir le meilleur visage du Barça. Une équipe qui n’accorde que 2-3 passes à son adversaire et qui récupère le cuir dans le dernier tiers du terrain. Une configuartion qui va comme un gant à Sergi Busquets

Certainement aidé par une version allégée, sans matière grasse, du BVB avant la pause, les Blaugrana ont déroulé, et acquis le score dès le premier acte. Lorsqu’ils font le choix de s’installer unilatéralement dans le camp rival, les Catalans arrivent à avoir la tête d’un cador européen. C’est clairement la configuration de match qui leur octroie le meilleur ratio occasions créées / occasions subies. Reste à savoir s’ils sont capables de maintenir cette intensité pendant 90 minutes. Et face à un adversaire de calibre supérieur.

Fragile dans sa moitié

Après la pause, ce Barça plutôt enthousiasmant a laissé place à sa version grisâtre (celle à laquelle on est le plus habitué). Par manque de ressource physique, par paresse ou par choix tactique délibéré, le FCB a reculé de 40 mètres après les citrons. Et laissé par la même occasion la ballon au Borussia.

Possession de balle

1MT : Barça 54 % – 46 % BVB

2MT : Barça 38 % – 62 % BVB

60e-75e : Barça 24 % – 76 % BVB

Match complet : Barça 46 % – 54 % BVB

(source uefa.com)

Au-delà de l’importance que l’on peut donner ou non aux chiffres de possession, c’est le changement de comportement du Barça qui est surtout notable. L’équipe du Txingurri est passé d’active à passive, d’un match pleinement maîtrisé à une seconde mi-temps où elle a subi les évènements. Certes, en jouant dans son camp, le Barça s’offre des séquences de transition, avec Messi à la baguette, qui peuvent être fatales à tout moment. Mais la contrepartie à payer paraît trop lourde pour justifier ce changement dans l’attitude.

Alors que les Catalans tenaient la rencontre dans le creux de leur main, ils ont laissé revivre un Borussia pourtant particulièrement moribond. Les Allemands n’avaient pas été dangereux depuis l’alerte de la 1ère minute, mais ils ont multiplié les situations dans la dernière demi-heure, obligeant MATS a renfiler son costume de super-héros à au moins deux reprises. Même si, à 3-0, on peut considérer que le match était plié, et que l’on peut admettre un certain relâchement, les proportions interpellent.

Un Grand d’Europe maximise ses temps forts et ses temps faibles. Mais ce Barça-là semble parfois chercher de lui-même à se créer des temps faibles, au lieu de vouloir continuer à contrôler la situation. C’est le genre de détails qui coûtent souvent très cher au printemps.

Les bons points

Au coeur d’une performance sinusoïdale, la soirée de mercredi a quand même donné lieu à quelques satisfactions, notamment à titre individuel.

Pas exactement poussée dans ses retranchements, la charnière Umtiti-Lenglet s’est montrée solide, et n’as pas hésité à aller chercher le Borussia dans son camp.

Attendue au tournant, la complicité du trio Messi-Griezmann-Suarez a passé un nouveau cap. Les trois ont clairement cherché à se trouver, parfois jusqu’à la déraison. Ce qui au fond semble plutôt être bon signe. Au passage, encore un récital de Messi. Complétement banal mais toujours délectable.

Complètement perdu dans son association avec Dembélé, qu’il ne semble pas comprendre (il n’est pas le seul), Junior Firpo est monté d’un ton lorsqu’il a partagé le couloir avec Griezmann. La répartition prise du couloir / prise du half-space fonctionne très bien entre les deux.

Symbole des deux mi-temps diamétralement opposées, le milieu de terrain a dominé avant la mi-temps. Et a subi par la suite.

Confirmation ou infirmation de ces bonnes tendances dimanche à 21h au Wanda Metropolitano.

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Photo by Pressinphoto/Icon Sport

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2 Commentaires

  1. Un bien petit BVB en première mi-temps, sans pressing, des espaces, un bloc bas et tout allait bien mais en deuxième ça se complique …
    Seule la complicité des trois larrons laisse un peu espérer …
    On verra dimanche !

  2. D’entrée, Dortmund a aligné 4lateraux et 2numero 10 donc le Barça est collectif. 2e mi-temps Sancho.Résultat 1but,1 frappe sur la barre et un Barça étouffé et désorganisé.Rien a changé. Seul bonne nvl c’est la complicité entre les 3 du devant. On est déjà qualifié. Tant mieux.maintenant espérons des défaite face à l’Atlético, face au Réal et face à l’Inter pour q ce coach de merde soit chassé. Pochettino est libre

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